Conception


 

La maison

Le logement des arches flottantes Noé est fabriqué selon les caractéristiques d’une Écoquille : une habitation unique, avec sa coque en mur-sandwich sous ossature bois d’un genre très particulier : des arches ressemblant à de la charpente de marine. Vous trouverez le lien vers le site internet dans la rubrique Nos partenaires avec tous les détails de sa conception à la fois écologique et avant-gardiste.

 

En voici quelques caractéristiques :

ecoquille-2

Écologique et saine : Par les matériaux employés : bois massifs locaux non traités, fibre de chanvre et liège ; mais aussi par leur quantité moindre que pour une maison rectangulaire (moins de matériaux, c’est à la fois plus écologique et plus économique).

Respirante : La maison est étanche à l’eau et l’air mais laisse passer l’humidité grâce aux propriétés naturelles du bois et aux effets d’une ventilation active. Elle respire et ne présente aucune toxicité. La condensation de la vapeur d’eau sur les parois est totalement évitée.

 

A monter facilement : Sans engin de levage, sa conception en petites pièces rend son montage accessible à tout bon bricoleur.

Économique : Pour les raisons mentionnées ci-dessus : moins de matériaux, possibilité d’auto-montage avec des outils légers. Mais aussi et surtout à l’usage : peu d’entretien et un coût de fonctionnement (chauffage, électricité, maintenance des appareils) réduit au strict minimum. Plus c’est simple et moins cela coûte à l’entretien, évitant ainsi les frais de réparation, et peu importe le pays dans lequel se trouve le bateau.

ecoquille-3

Isolation thermique : Sa forme en “carapace de tortue” limite les échanges caloriques avec l’extérieur ; sa paroi ultra isolante (R>8) et continue entre sol-murs-toit supprime tous les ponts thermiques. C’est un gage de confort et d’économie d’énergie si important que ce type de construction se chauffe en vivant dedans. Elle dépasse les normes PassivHaus. C’est sans doute la seule habitation pour laquelle un minime appoint calorique pour la salle de bains et les grands froids nordiques puisse être fourni par des panneaux photovoltaïques : une solution simple, indépendante, sans dépense et sans empreinte écologique.

Toiture arrondie : Non seulement c’est joli, mais la forme arrondie du logement améliore la convection du chauffage intérieur, facilite le confort par l’isolation renforcée et la qualité acoustique, diminue la prise au vent et les pertes thermiques dues aux intempéries, tout comme elle favorise la récupération de l’eau de pluie dans une logique d’autonomie.

 


 

La coque du bateau

penicheEn acier, plus écologique et économique que le polyester ou l’aluminium. Elle est solide, durable et modulable à l’infini selon vos besoins :

 

Le nombre d’occupants : Famille nombreuse, couple de retraités, marin solitaire.

L’usage du bateau : Habitation principale ou secondaire, location pour les professionnels du tourisme, en “chambre d’hôtes” comme complément de revenus, etc.

Les canaux où il naviguera : Depuis le canal du Midi jusqu’aux canaux bretons, de la Bourgogne au Rhin ou au Danube et jusqu’à la Mer Noire, la coque de 38 mètres peut être élargie ou rallongée pour que le bateau s’ajuste aux besoins des occupants et à leur itinéraire.

 


 

La serre

serre-tonneau

Placée, comme la maison, sur le pont du bateau, elle en reprend la forme : celle d’un tunnel. Très logeable, elle a le même comportement thermique, en offrant moins de prise au vent : c’est un rempart contre le froid, ce qui permet des cultures tout au long de l’année. De plus, elle permet de limiter l’évaporation de l’eau et donc de moins arroser. Grâce à elle, on optimise encore la surface du bateau. Même par mauvais temps, les soins aux cultures sont possibles. Nous recommandons la culture en bacs selon la méthode des “wicking beds” et selon les recommandations du “potager en carré”.

 

Quelles sont les raisons de ces modes de culture ?

Les bacs recevant les plantations sont en bois, d’essence naturellement imputrescible et locale : Mélèze, robinier (faux acacia). Leur étanchéité est garantie, soit par une bâche synthétique ou mieux encore (car plus écologique et sans toxicité pour les cultures), par un doublage interne en zinc. Une telle structure a l’avantage de limiter le poids en hauteur, ce qui favorise la stabilité du bateau en navigation (limite le tangage).

A bonne hauteur, ils permettent de cultiver sans se courber : On y gagne en efficacité et en confort.

Pour réduire le poids et s’inscrire dans une démarche de permaculture : Nous conseillons de les remplir par couches de natures différentes (cf ci-dessous). Cela permet de mettre moins de terre, donc moins d’eau et de gagner encore du poids. Les différents substrats se décomposent à leur rythme en alimentant la terre de surface pour lui conférer longtemps un haut pouvoir nutritif pour les cultures.

La disposition en carrés permet d’organiser ses cultures selon ses propres critères : météo, localisation du bateau (latitude), goûts alimentaires et nombre d’occupants, saisons,….

On circule librement dans ce petit dédale luxuriant pour soigner les plantes avec une ergonomie idéale.

 

 

wicking bedsLa technique anglo-saxonne dite des « wicking-beds » reprend les principes de permaculture énoncés plus haut avec une optimisation de l’arrosage : c’est une sorte d’arrosage automatique, mais ne nécessitant pas d’énergie. Le principe consiste en un tuyau vertical (que l’on peut raccorder aux eaux pluviales) qui descend au fond de chaque bac pour se ramifier horizontalement.

Les ramifications sont percées sur le dessus et noyées dans une couche de gravillons : Ainsi l’eau remonte par capillarité dans les différentes couches du bac, jusqu’aux racines des plantes. Un trop-plein permet d’éviter l’effet « piscine » au fond des bacs. Les plantes ne prennent que l’eau nécessaire, le surplus retourne dans la nature de manière passive, par simple écoulement, sans la moindre dépense énergétique.

Les différentes couches au-dessus des gravillons sont végétales et de plus en plus fines en remontant vers la surface : brindilles, morceaux d’écorces, puis terre végétale en surface, elle-même recouverte de paillage pour diminuer encore l’évaporation (déjà atténuée par le rempart contre le vent qu’est la serre). Un géotextile sépare les couches végétales des gravillons pour préserver leur pouvoir de captation d’eau par capillarité.

 

On évite ainsi l’arrosage manuel et le risque d’en mettre trop ou pas assez ! Grâce à l’aisance de travail et à une précision étonnante, cultiver ainsi est une source inépuisable et pratique de santé (herbes médicinales, légumes frais, aromates) et de plénitude (détente, facilité, harmonie, beauté).

 

potager

Dans la serre, trois batavias de six semaines, cinq plants de sucrines à venir, deux pieds de blettes toujours renouvelés, trois choux chinois qui succèdent aux fraisiers du printemps, quelques fleurs et des semis de radis. Dans les interstices, ciboulette et thym-citron, basilic, persil et coriandre. En palisse, enfouis dans les capucines, des pieds de melons mêlés à la menthe et aux tomates-cerises. À moins que vous n’ayez préféré des courgettes coureuses ou des haricots grimpants. L’ensemble paraît sauvage, un joli espace chargé de vie.

Bien dimensionnée, la serre alimentera une petite famille en produits frais, toujours disponibles et à portée de main, voire au seuil de la cuisine. Ainsi gérée, elle peut fournir en légumes frais quatre personnes qui prendraient tous leurs repas à bord. Une rotation des cultures avisée permet d’économiser votre sol, les soins aux cultures sont restreints en plantant serré, ce qui accroit le rendement.

Ce faisant, la serre produira toute l’année des légumes. Nous recommandons une serre de 4 mètres de large sur 7 de long pour 4 personnes. La modularité de Noé le permet aisément, sans compromettre le confort du logement à la poupe, ni la surface de l’atelier en cale à la proue.

 

Le jardinage-plaisir :

Deux difficultés au potager : la fatigue du travail et l’obligation de porter une tenue adaptée. Le début de lumbago, les bottes boueuses, tout le monde connaît. Une alternative existe pourtant : un jardinage-plaisir avant tout, à temps perdu, à l’improviste, sans obligation.

Tout le monde appréciera bien sûr. Ôter les parasites, nettoyer les plants ou éclaircir les semis, se font sans effort, du bout des doigts, dans une terre légère que l’on peut même retourner à la main.

Ces soins de précision, à l’abri des limaces et escargots, sont garants de plantes saines et développées, sans traitement ni engrais, avec un rendement inconnu dans le potager classique. La diversité des plantes les protège naturellement des contagions et parasites.

 


 

La motorisation

Elle peut se faire selon deux principes :

moteur-thermique

Soit avec un moteur thermique classique : Notre partenaire possède un savoir-faire éprouvé et une gamme de moteurs robustes et adaptés aux caractéristiques de Noé ainsi qu’à vos besoins. Il saura se montrer sobre et facile à utiliser.Les marques et modèles conseillés sont détaillés sur le site de notre partenaire dans la rubrique consacrée.

Le moteur sera alors complété par un petit groupe électrogène pour seconder, en cas de nécessité, la centrale photovoltaïque (+/- éolienne) qui alimente la maison.

Soit avec un moteur électrique : Alimenté préférentiellement par de l’électricité solaire et/ou éolienne, mais nécessairement secondé par un groupe électrogène (plus gros que dans l’option 1). A moins de consacrer un budget conséquent pour surdimensionner l’installation photovoltaïque.

Cette configuration présente l’avantage de pouvoir un jour se passer d’énergie fossile sans avoir de grosses modifications structurelles à faire. Le moteur et sa source d’énergie seront identiques, seule la puissance de la production sera accrue.

Les panneaux photovoltaïques et les batteries évoluant sans cesse, la centrale couvrira bientôt les déplacements de Noé.

 


 

La navigation

Noé est une maison à part entière, mais il n’en demeure pas moins un bateau !

La navigation est en tous points, commune avec celle d’une péniche classique. Elle est équipée d’une timonerie classique, harmonieusement raccordée à l’habitation, sans en compromettre les performances thermiques.

Elle possède un accès direct par le pont, une visibilité à 360° pour les manœuvres, ainsi qu’une porte isolée donnant accès directement à la maison en avant et à une petite pièce en arrière pouvant revêtir plusieurs fonctions au choix : Souillarde, buanderie, rangements divers, …

La timonerie comporte tous les équipements indispensables à la navigation, et là encore, le choix de l’accastillage se fait à la carte.

Elle dispose en outre d’une table assortie de banquettes confortables, pour accueillir les voyageurs, qui verront les magnifiques paysages défiler auprès du capitaine, avec son approbation bien sûr !

 


 

Pour visiter la péniche en images, c’est par ici.